Articles

Image
Le théâtre sait-il encore ce qu’il est, comment il se pratique, et par qui ? Facebook est un fantastique moyen pour nous autres, auteurs, acteurs, metteur-en-scène, de faire savoir ce qu’il faut lire ou aller voir. Certains m’ont enjoint d’aller voir une pièce de Shakespeare à Paris montée par un monsieur qui l’a soi-disant auto-produite. Dans les faits, beaucoup de mécènes privés. Pourquoi la nommer, sans tirer sur une ambulance et s’attirer les foudres des collègues comédiens qui travaillent et n’y sont pour rien ?



Tout était réuni : une bonne critique, tous les chroniqueurs spécialisés sont venus et ont loué le fait de monter un Shakespeare. Un beau théâtre au milieu des bois, dans un cadre historique qui fait plus penser à Mnouchkine qu’à Bernard Murat. Alors bravo à l’attaché de presse sûrement mieux payé que les comédiens, qui a bien bossé, attaché devenu indispensable aujourd’hui pour faire en sorte d’être vu, acheté, et tourner. Le réflexe managérial contempora…

Chers amis d’outre-ciel

Image
L'avez-vous lu dans la presse, des ovnis ont été repérés par deux personnes en vacances au bord de la plage, dans mon con de paradis préféré, élu parmi les terres de ma région d'origine, Berck-sur-Mer.
L'observation a dû être impressionnante puisqu'elle a consisté en une dizaine d'objets ronds, volants à grande vitesse. Cette vidéo m'a donné envie d'écrire aux passagers supposés de ces engins véloces. Elle pose des questions politiques et philosophiques importantes pour l'avenir de l'humanité.
Chers amis d’outre-ciel,
Comme autrefois l’on jetait une bouteille à la mer, l'on expédie aujourd'hui une missive vers l'espace. Je suis très ému à l'idée de développer un échange commencé sur le papier voici plusieurs décennies et enrichi aujourd'hui par la possibilité d'envoyer un message numérique. 


Ma démarche aurait amusé et même inquiété voici encore trente ans. Mais aujourd’hui, alors que la Nasa comptabilise plus de deux …

Les Mauves

Image
Les Mauves
«Celui qui craint le ciel choir fait le ciel chu..»

édité à La Collection Privée du Capitaine
(Les Cahiers de l'Egaré)

Les premières pages ici
Les Mauves, teaser HD


Commander le roman (220 pages)sur le site de l'éditeur
Ce roman un poil déjanté est mis en image par Eric Weber, réalisé par Jean-Teddy Filippe Montage Didier Loiseau
Montage son Thomas Lefèvre
Mixage Adrien Le Blond
Musique Henri Heuzé

Avec Véronique Picciotto, (Benoît Rivillon, voix de l'auteur)
et les mauves Michael Curet et Alexandre Aubry


Henri Duparc par Ludovic Tézier

Image
Les plus hauts sommets cessent d'intimider le marcheur dès lors qu'il ne regarde que ses pieds. Et l'on s'imagine les petits pas qu'il aura fallu faire à Ludovic Tézier pour cheminer jusqu'ici, et commencer aujourd'hui de contempler le panorama lyrique de là où il se trouve. Est-ce là un sommet ? Peut-être bien ; au moins l'un d'eux sur la chaîne des nombreuses crêtes que compte l'art lyrique et des rares moments où la Mélodie Française est aussi bien servie.

Aussi vous parlerai-je d'une interprétation de six Mélodies françaises d'Henri Duparc avec orchestre, écrites pour une voix de baryton lyrique accompagnée ici, et même beaucoup mieux que ça, par l'Orchestre Philharmonique de Radio-France. Nous étions en 2014, à Paris, Salle Pleyel.


Ce n'est pas le nom de Henri Duparc (Paris, 1848-1933) qui vient à l'esprit pour nommer un compositeur Français, enfin pas aussi rapidement que Chabrier, Chausson ou d'Indy... Or, ses compos…

Shakespeare et Cervantès, cadavres exquis

Image
En ces temps où les forces obscures combattent la lumière avec vigueur, 44 auteurs (français, espagnols, mexicains, cubains, canadiens, néo-zélandais) ont écrit un recueil de textes pour les 399 ans de la mort de Shakespeare et Cervantès.

Vous pourrez y trouver ma contribution : Le Dit de l'âne, pages 422-428


Histoire... d'un monde qui ne parvient pas à émerger

Image
Giorgio Strehler le disait, lorsque certains soirs la magie n’opère pas, mieux vaut arrêter la représentation.


Bien malin qui pourrait dire ce que serait cette magie. On pourrait appeler ça une qualité de partage entre spectateurs et artistes, unis par un même lieu en un même temps. Difficile de définir. Mais pas difficile en revanche de reconnaître quand ce petit supplément n’est pas là. 
Hier soir, on est allé au cirque par un temps à remplir des piscines. Chez Arlette Grüss*, j’ai assisté à une représentation où à peu près tout manquait, sauf la batterie de lumières, de sonorisation, et le chauffage, merci. Ah, çà ! on était bien assis, mais on aurait préféré être moins confort et que les artistes aient l’air mieux payé. Dans l'art du clown, il doit réussir son numéro de jonglage en le ratant, sans s’en rendre compte, puis rater son entrée en ayant l'air de la rater vraiment, et rater encore sa sortie.
Il manquait à ce spectacle appelé «History»… non seulement quelques dé…

La douleur de se savoir Homme

Image
https://www.youtube.com/watch?v=79HwVZkoMbw
La douleur de se savoir Homme



Cela semble avoir le pas
D'une marche en avant
Du progrès

La Terre que nous avons contemplée
Pour la première fois depuis le ciel
D'une machine
Nous porte
Comme des enfants
Nous avons besoin d'elle
Pour grandir, aimer, rêver

Drôles d'enfants du ciel et de la Terre
Nous tuons nos frères
pour nous en nourrir

Et bien souvent nous la salissons
Cette Mère nourricière
Souillons son eau
Souillons ses champs
Avec le prolongement de nos mains
Nos machines Pour aller vite Pour aller loin

Elles dévorent son sein
Et la submergent
En la dévorant on s'asphyxie

Cela ressemble à une marche en avant
Un progrès

Toutes les mères aiment leur petit
Mais il n'y a pas de lait pour tous
Les uns enfants devenus grands
Dirigeront les autres
Par la peur, par l'effroi,
Tout moyen
Par la mort

L'insulte à l'intelligence
Œuvre chaque jour

La pluie noire des bombes
Tombe
Sur les orphelins

L'Homme
On…

Un générique quasiment historique

Image
"Amicalement Vôtre" a le plus grand générique de tous les temps. Revoir.

(ici dans plusieurs versions !)

Son budget en fit la série la plus dotée, et peut-être la plus rentable : 24 épisodes tournés en 11 mois, de 1970 à 1971. L'unique cas dans l'histoire de la télévision d'une série qui a droit à un traitement de générique de cinéma.  Et c'est bien foutu. Il y a là un parallélisme phénoménal entre le portrait des personnages et le parcours réel des deux acteurs.

Sans connaître encore les personnages, on sait déjà qu'il s'agit d'un choc, d'un coup de foudre entre ces deux couleurs, rouge et bleu (qui sont aussi les couleurs communes des drapeaux anglais et américain), figurant l'improbable rencontre entre ces deux gosses aux passés très différents. Deux passeports, deux carnets de famille dès les premières images, qui mettent l'accent sur leurs origines : l'amerloque à gauche, l'angliche à droite comme sur le planisphère.
Les …

Lectures foisonnantes : 4 lectures à Paris de Rivillon, Doublet, Diderot, Grosse

Image
Chers amis, 
Je vous invite à des lectures publiques et gratuites où j'officierai :
Il y en a 4 qui se suivent, vous avez donc le choix, alors suivez bien !

Autrefois Outrebois  de Benoît Rivillon  par mes soins le Vendredi 23 mai à 19 h 30
Librairie Libre Ere  111, bd Ménilmontant,  75011 PARIS Métros : Père-Lachaise (2) ou Rue St-Maur (3)

( Entrée libre - Réservations 06 60  84 87 56)  

Puis  2 jours plus tard :
Tourmente à Cuba  de Jean-Claude Grosse  avec  Marina Boudra Moni Grego Marc-Michel Georges Elie Pressmann et Benoît Rivillon Dimanche 25 mai  à 18 h 00 Théâtre de l'Ellipse 43A, rue Servan Paris XI ème (4 invitations- Réservations06 24 60 19 18)

 le lendemain 
L'émergence d'une île 1er texte de Lucie Doublet Lundi 26 mai  à 19 h 00 Théâtre de l'Ellipse 43A, rue Servan Paris XI ème Métro Rue St-Maur (3) ( Entrée libre - Réservations 06 60  84 87 56) 
Puis : 
La 4ème lecture Diderot, pour tout savoir Mardi 27 mai
à 19 h 00 avec les Ecrivains Associés du Théâtre Frédéric Andrau, Estelle B…

Souvenir d'un Don Carlo (concours littéraire de l'Opéra de Paris)

Je publie ma participation au concours littéraire de l'Opéra de Paris. Voici mon hommage aux acteurs lyriques, à la grandeur tragique de leurs personnages, à la mise-en-scène d'opéra et à ses lumières souvent fabuleuses.
Il est dédié à une scène que j'ai eu la chance de voir répétée puis chantée des dizaines de fois, devant moi, à quelques centimètres de moi. Etaient réunis cet homme que je trouve admirable, le baryton Ludovic Tézier et le ténor italien le sympathique Stefano Secco.

Où scintillent les Hommes
(réminiscence d'un Don Carlo)
Une onde, un flot sonore, comme une mer qui vient mourir sur les flancs de la prison. Un rideau s’ouvre sur le suintement des murs. Les violoncelles le disent qui transpirent eux aussi. Ce monde sans liberté est souterrain où les complots s’ourdissent. Une clarinette se rappelle à l’espoir de Carlo enchaîné. Nulle colombe, rien au soupirail. Un bleu nocturne le dispute à l’obscurité du drame. Qui donc allait advenir ? Verdi nous suggère …

Le défi de L'Amour d'écrire en public. (27 janvier 2014)

Image
Ma première participation à la soirée publique d'écriture s'est déroulée ce lundi 27 janvier 2014. Il y avait du beau monde, en tout anonymat, comme sur un nuage. Il est des instants de la vie qui sont comme ça. Fluides. Ouf... heureusement qu'il y en a.

La soirée parisienne L'Amour d'écrire en direct de Marc-Michel Georges en était à sa quarantième-et-unième édition. Nous avons eu l'honneur d'être observés par l'écrivain Matèi Visniec. J'ai rencontré des gens charmants et émus, parmi d'autres émouvants, comme Eric Dominique Mabille spectateur ému rencontré ce soir, ou encore Triboulet, vous savez, le poète punk...


J'ai eu envie de consigner mes textes à leur état brut, tels qu'ils sont sortis ce soir-là. Je vous préviens, c'est une totale improvisation où il vaut mieux ranger son ego au placard...





Alors les voici, sans correction aucune, ces petites fantaisies spontanées, d'inspiration quasi-automatique. Ils sont plus à dire qu'…

Chers Enfants, Comme à tous les enfants du monde, je souhaite...

Image
" Chers Enfants, 
Comme à tous les enfants du monde, je souhaite un bon voyage sur le chemin de l'école. Je vous écris d'Europe, de ces beaux pays où l'école a des droits et des moyens égaux à ceux donnés aux armées, où les Droits de l'Homme et de son expression sont érigés en principe. Des principes dont on vous parle peut-être en ces termes dans vos ouvrages d'école.
Nous de ce côté du monde, vous voyons par sentiers escarpés, par plaines desséchées, par vaux marécageux, aller vers votre avenir. Nous qui allons carrossés, pensons à vous, qui allez à pied. Et c'est vous qui êtes bienheureux, soyez-en sûrs. 
Au XX° siècle, notre côté du monde a tout industrialisé. Même le crime.  Vous êtes à l'état bienheureux où l'homme dompte dignement la nature mais sans la plier ni l'insulter. Parce que vous avez les pieds sur le sol, nous qui sommes artificialisés et ne touchons plus terre, nous devrions vous porter un regard de compassion ? C'est comme si…